Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 10:16
Petit article que j'ai publié en juillet dans le magazine fac-here :







L’été. Son soleil, ses plages, ses cocktails, ses soirées, ses couchers de soleil, ses bobs Ricard…oui, enfin peut-être pas.
La chaleur venant, on ressort les vêtements légers du fond de l’armoire. Pourtant quelques uns auraient mieux fait d’y séjourner ad vitam aeternam. Panorama des vêtements qu’il vous faut fuir à tout prix.

1)Les crocs.
Il existe des vêtements inesthétiques. Il existe des vêtements vulgaires. Il existe des vêtements clownesques. Les crocs réussissent le tour de force de combiner les trois. Même pour aller acheter le pain, fuyez les Crocs.

2)Les T-shirts à la con.
Fleuron des boutiques de souvenirs, le fameux T-shirt « I love New-York » est mal coupé, inélégant et terriblement m’as-tu vu. Rentrent également dans cette catégorie le T-shirt « course du muguet 2003 » (course à laquelle vous avez certainement fort brillamment participé) ou « Hard Rock Café – Hambourg ». A conserver, cependant, pour le jour où vous referez la peinture de votre appartement.

3)Les slips de bain.
A quoi sert de se crever pendant des mois à faire des abdos et à ne jamais craquer sur un éclair au café si c’est pour tout gâcher avec le fameux slip de bain moulant ? C’est terriblement laid. Et puis si l’eau est froide…

4)Les lunettes de soleil pseudo-fashion
Les lunettes de soleil sont bien évidemment un indispensable de l’été. Mais pas celles oversized à dégradé rose. A part sur Brad Pitt, ça ne passe jamais…

5)La veste blanche.
Eté = soirées. Pas faux. Mais pourquoi tant d’hommes se sentent-ils obligés de dégainer la veste blanche pour aller taquiner la donzelle sur les planches du Macumba ? Au mieux vous ferez dragueur du dimanche, au pire vous ferez pimp.

6)Le Marcel.
Extrêmement difficile à porter (éventuellement pour faire contraste avec un pantalon très habillé), l’imagerie populaire nous renvoie vers les scènes cultes du film Camping. Pas sûr que ce soit l’image que vous souhaitiez imprimer…

7)Les chaussures de bateaux.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, les chaussures de bateaux sont faites pour être portées…sur un bateau. Pas en ville, sans chaussettes, preppy style.

Quoi ? Vous vous êtes reconnus dans un de ces items, ce n’est pas trop tard, les soldes ne sont pas terminés. Profitez-en !
Par Julien - Publié dans : Mode Hommes
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 14:01
"L'amour c'est toujours emporter quelqu'un sur un cheval"

Jean Giono, Le chant du monde

Par Julien - Publié dans : Citations
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 17:55
No wonder our perception of beauty is distorted...

Par Julien - Publié dans : Humeur du jour
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 18:01
Napoléon II


I

Mil huit cent onze ! – O temps où des peuples sans nombre
Attendaient prosternés sous un nuage sombre
Que le ciel eût dit oui !
Sentaient trembler sous eux les états centenaires,
Et regardaient le Louvre entouré de tonnerres,
Comme un mont Sinaï !

Courbés comme un cheval qui sent venir son maître,
Ils se disaient entre eux : - Quelqu'un de grand va naître !
L'immense empire attend un héritier demain.
Qu'est-ce que le Seigneur va donner à cet homme
Qui, plus grand que César, plus grand même que Rome,
Absorbe dans son sort le sort du genre humain ? –

Comme ils parlaient, la nue éclatante et profonde
S'entr'ouvrit, et l'on vit se dresser sur le monde
L'homme prédestiné,
Et les peuples béants ne purent que se taire,
Car ses deux bras levés présentaient à la terre
Un enfant nouveau-né.

Au souffle de l'enfant, dôme des Invalides,
Les drapeaux prisonniers sous tes voûtes splendides
Frémirent, comme au vent frémissent les épis ;
Et son cri, ce doux cri qu'une nourrice apaise,
Fit, nous l'avons tous vu, bondir et hurler d'aise
Les canons monstrueux à ta porte accroupis !

Et lui ! l'orgueil gonflait sa puissante narine ;
Ses deux bras, jusqu'alors croisés sur sa poitrine,
S'étaient enfin ouverts !
Et l'enfant, soutenu dans sa main paternelle,
Inondé des éclairs de sa fauve prunelle,
Rayonnait au travers !

Quand il eut bien fait voir l'héritier de ses trônes
Aux vieilles nations comme aux vieilles couronnes,
Eperdu, l'œil fixé sur quiconque était roi,
Comme un aigle arrivé sur une haute cime,
Il cria tout joyeux avec un air sublime :
- L'avenir ! l'avenir ! l'avenir est à moi !

II

Non, l'avenir n'est à personne !
Sire, l'avenir est à Dieu !
A chaque fois que l'heure sonne,
Tout ici-bas nous dit adieu.
L'avenir ! l'avenir ! mystère !
Toutes les choses de la terre,
Gloire, fortune militaire,
Couronne éclatante des rois,
Victoire aux ailes embrasées,
Ambitions réalisées,
Ne sont jamais sur nous posées
Que comme l'oiseau sur nos toits !

Non, si puissant qu'on soit, non, qu'on rie ou qu'on pleure,
Nul ne te fait parler, nul ne peut avant l'heure
Ouvrir ta froide main,
O fantôme muet, ô notre ombre, ô notre hôte,
Spectre toujours masqué qui nous suis côte à côte,
Et qu'on nomme demain !

Oh ! demain, c'est la grande chose !
De quoi demain sera-t-il fait ?
L'homme aujourd'hui sème la cause,
Demain Dieu fait mûrir l'effet.
Demain, c'est l'éclair dans la voile,
C'est le nuage sur l'étoile,
C'est un traître qui se dévoile,
C'est le bélier qui bat les tours,
C'est l'astre qui change de zone,
C'est Paris qui suit Babylone ;
Demain, c'est le sapin du trône
Aujourd'hui, c'en est le velours !

Demain, c'est le cheval qui s'abat blanc d'écume.
Demain, ô conquérant, c'est Moscou qui s'allume,
La nuit, comme un flambeau.
C'est votre vieille garde au loin jonchant la plaine.
Demain, c'est Waterloo ! demain, c'est Sainte-Hélène !
Demain, c'est le tombeau !

Vous pouvez entrer dans les villes
Au galop de votre coursier,
Dénouer les guerres civiles
Avec le tranchant de l'acier ;
Vous pouvez, ô mon capitaine,
Barrer la Tamise hautaine,
Rendre la victoire incertaine
Amoureuse de vos clairons,
Briser toutes portes fermées,
Dépasser toutes renommées,
Donner pour astre à des armées
L'étoile de vos éperons !

Dieux garde la durée et vous laisse l'espace ;
Vous pouvez sur la terre avoir toute la place,
Etre aussi grand qu'un front peut l'être sous le ciel ;
Sire, vous pouvez prendre, à votre fantaisie,
L'Europe à Charlemagne, à Mahomet l'Asie ; -
Mais tu ne prendras pas demain à l'Eternel !

III

O revers ! ô leçon ! – Quand l'enfant de cet homme
Eut reçu pour hochet la couronne de Rome ;
Lorsqu'on l'eut revêtu d'un nom qui retentit ;
Lorsqu'on eut bien montré son front royal qui tremble
Au peuple émerveillé qu'on puisse tout ensemble
Etre si grand et si petit ;

Quand son père eut pour lui gagné bien des batailles ;
Lorsqu'il eut épaissi de vivantes murailles
Autour du nouveau-né riant sur son chevet ;
Quand ce grand ouvrier, qui savait comme on fonde,
Eut, à coups de cognée, à peu près fait le monde
Selon le songe qu'il rêvait ;

Quant tout fut préparé par les mains paternelles
Pour doter l'humble enfant de splendeurs éternelles ;
Lorsqu'on eut de sa vie assuré les relais ;
Quand, pour loger un jour ce maître héréditaire,
On eut enraciné bien avant dans la terre
Les pieds de marbre des palais ;

Lorsqu'on eut pour sa soif posé devant la France
Un vase tout rempli du vin de l'espérance, -
Avant qu'il eût goûté de ce poison doré,
Avant que de sa lèvre il eût touché la coupe,
Un cosaque survint qui prit l'enfant en croupe
Et l'emporta tout effaré !

IV

Oui, l'aigle, un soir, planait aux voûtes éternelles,
Lorsqu'un grand coup de vent lui cassa les deux ailes ;
Sa chute fit dans l'air un foudroyant sillon ;
Tous alors sur son nid fondirent pleins de joie ;
Chacun selon ses dents se partagea la proie ;
L'Angleterre prit l'aigle, et l'Autriche l'aiglon.

Vous savez ce qu'on fit du géant historique.
Pendant six ans on vit, loin derrière l'Afrique,
Sous le verrou des rois prudents,
- Oh ! n'exilons personne ! oh ! l'exil est impie ! -
Cette  grande figure en sa cage accroupie,
Ployée, et les genoux aux dents.

Encor si ce banni n'eût rien aimé sur terre !
Mais les cœurs de lion sont les vrais cœurs de père.
Il aimait son fils, ce vainqueur !
Deux choses lui restaient dans sa cage inféconde,
Le portrait d'un enfant et la carte du monde,
Tout son génie et tout son cœur !

Le soir, quand son regard se perdait dans l'alcôve,
Ce qui se remuait dans cette tête chauve,
Ce que son œil cherchait dans le passé profond,
- Tandis que ses geôliers, sentinelles placées
Pour guetter nuit et jour le vol de ses pensées,
En regardaient passer les ombres sur son front ; -

Ce n'était pas toujours, sire, cette épopée
Que vous aviez naguère écrite avec l'épée ;
Arcole, Austerlitz, Montmirail ;
Ni l'apparition des vieilles pyramides ;
Ni le pacha du Caire et ses chevaux numides
Qui mordaient le vôtre au poitrail ;

Ce n'était pas le bruit de bombe et de mitraille
Que vingt ans, sous ses pieds, avait fait la bataille
Déchaînée en noirs tourbillons,
Quand son souffle poussait sur cette mer troublée
Les drapeaux frisonnants, penchés dans la mêlée
Comme les mâts des bataillons ;

Ce n'était pas Madrid, le Kremlin et la Phare,
La diane au matin fredonnant sa fanfare,
Le bivouac sommeillant dans les feux étoilés,
Les dragons chevelus, les grenadiers épiques,
Et les rouges lanciers fourmillant dans les piques,
Comme des fleurs de pourpre en l'épaisseur des blés ;

Non, ce qui l'occupait, c'est l'ombre blonde et rose
D'un bel enfant qui dort la bouche demi-close,
Gracieux comme l'orient,
Tandis qu'avec amour sa nourrice enchantée
D'une goutte de lait au bout du sein restée
Agace sa lèvre en riant.

Le père alors posait ses coudes sur sa chaise,
Son cœur plein de sanglots se dégonflait à l'aise,
Il pleurait, d'amour éperdu… -
Sois béni, pauvre enfant, tête aujourd'hui glacée,
Seul être qui pouvais distraire sa pensée
Du trône du monde perdu !

V

Tous deux sont morts. – Seigneur, votre droite est terrible !
Vous avez commencé par le maître invincible,
Par l'homme triomphant ;
Puis vous avez enfin complété l'ossuaire ;
Dix ans vous ont suffi pour filer le suaire
Du père et de l'enfant !

Gloire, jeunesse, orgueil, biens que la tombe emporte !
L'homme voudrait laisser quelque chose à la porte,
Mais la mort lui dit non !
Chaque élément retourne où tout doit redescendre.
L'air reprend la fumée, et la terre la cendre.
L'oubli reprend le nom.

VI

O révolutions ! j'ignore,
Moi, le moindre des matelots,
Ce que Dieu dans l'ombre élabore
Sous le tumulte de vos flots.
La foule vous hait et vous raille.
Mais qui sait comment Dieu travaille ?
Qui sait si l'onde qui tressaille,
Si le cri des gouffres amers,
Si la trombe aux ardentes serres,
Si les éclairs et les tonnerres,
Seigneur, ne sont pas nécessaires
A la perle que font les mers !

Pourtant cette tempête est lourde
Aux princes comme aux nations ;
Oh ! quelle mer aveugle et sourde
Qu'un peuple en révolutions !
Que sert ta chanson, ô poëte ?
Ces chants que ton génie émiette
Tombent à la vague inquiète
Qui n'a jamais rien entendu !
Ta voix s'enroue en cette brume,
Le vent disperse au loin ta plume,
Pauvre oiseau chantant dans l'écume
Sur le mât d'un vaisseau perdu !

Longue nuit ! tourmente éternelle !
Le ciel n'a pas un coin d'azur.
Hommes et choses, pêle-mêle,
Vont roulant dans l'abîme obscur.
Tout dérive et s'en va sous l'onde,
Rois au berceau, maîtres du monde,
Le front chauve et la tête blonde,
Grand et petit Napoléon !
Tout s'efface, tout se délie,
Le flot sur le flot se replie,
Et la vague qui passe oublie
Léviathan comme Alcyon !




Victor Hugo




Par Julien - Publié dans : J'aime
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 10:09
Un petit article que j'avais publié en juin dans le mensuel fac-here. A méditer pour janvier 2010...

Les soldes ou Noël en juin.


Je ne le cache : c’est avec l’excitation d’un enfant qu’on amène à Eurodisney que j’attends les soldes. 24 juin, la chasse au trésor commence. Mais pour éviter les déconvenues, quelques précautions s’imposent…

1)Un mois avant les soldes, faites le vide !
Je prends les paris : si l’on ouvre nos armoires, nous avons tous ce vieux pull que l’on garde, que l’on n’arrive pas à jeter…mais qu’au fond on sait qu’on ne remettra jamais parce qu’il est impossible à assortir, parce qu’il a une tâche pour laquelle on attend le remède miracle ou parce qu’il a rétréci de deux tailles après l’avoir lavé à 90°. Alors donnez-le, vous y verrez plus clair.

2)Faites un inventaire de vos besoins.
Vous avez déjà 3 jeans noirs. A quoi va servir un quatrième ? Privilégiez quelque chose de différent, d’une autre couleur, dans une autre matière…
Listez tout ce dont vous avez besoin en raisonnant : 1)en terme de valeur ajoutée (qu’est-ce que cet article m’apporte de plus que ce que je possède déjà ?) ; 2)en terme d’assortiment (rien ne sert d’acheter une chemise originale si vous n’avez pas de quoi l’assortir).
Pour savoir ce dont vous avez besoin, il faut avoir préalablement défini son style…et pour ça pas de remède miracle si ce n’est passer du temps à étudier les photos de défilés.

3)Fixez-vous un budget.
A moins de vouloir manger des pâtes jusqu’à Noël, ne dépassez pas le montant alloué.

4)Pendant les deux semaines précédant le début des soldes, faites les boutiques et essayez tout ce qui vous tente.
Il faut être clair : les magasins ne vendent RIEN juste avant les Soldes. Et ils ont l’obligation légale de présenter les articles soldés en boutique. Vous pouvez donc en toute tranquillité essayer et repérer ce sur quoi vous allez vous ruer le 24.
Vous devez, AVANT les soldes savoir ce que vous allez acheter, où, dans quelle taille.

5)Le jour J, allez en magasin dès que possible (en connaissant les vendeurs, on peut d’ailleurs leur demander de mettre des articles de côté). Cantonnez-vous à votre liste sinon vous risquez de vous retrouver avec un T-shirt qui ne sortira plus jamais de votre armoire. Et ne tombez pas dans le piège classique : il n’y a plus le 40, je prends le 42 ou le 38. Non, si votre taille n’est plus là, n’achetez rien ! Idem, n’achetez pas un article si il vous plaît à moitié sous prétexte que « c’est moins cher ».

Bonus :
6)Profitez du cours du change. Par exemple, la Livre Sterling est avantageuse à l’heure actuelle. N’hésitez pas à commander sur des sites anglais (les soldes débutent plus tôt), les frais de port sont largement compensés par le gain sur le change. (Soyez sûrs de votre taille avant de commander).
7)Ne vous laissez pas tenter par les nouvelles collections non soldées. Vous êtes là pour faire des affaires, ne l’oubliez pas !
Par Julien - Publié dans : Mode Hommes
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 20:37
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...
Albert Camus, L'Etranger
Par Julien - Publié dans : Citations
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 08:30
Par Julien - Publié dans : J'aime
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 07:42
(article que j'ai publié en mai dans le mensuel fac-here)



Bon, j’avoue : il y a quelques semaines, j’ai fait un coup pendable. Alors que tout le monde était censé suer sang et eau sur quelque exercice vicieux, je me suis amusé à faire un petit recensement. J’ai comptabilisé les « porteurs de jean » de la salle de TD.
Bilan : 1er groupe : 29 jeans sur 31 étudiants. 2 ème groupe : 23 sur 26 (1 seul garçon ne portait pas de jean)..
Qu’on le veuille ou non, le jean est une institution. Chez les jeunes. Et même après.

Petit historique
Au Moyen-Âge, Nîmes est un comptoir textile célèbre pour sa serge, toile très résistante et peu coûteuse utilisée pour la fabrication des voiles de navire et des bâches de chariot. Cette haute résistance donne l’idée à Levi Strauss de couper des vêtements de travail (salopettes initialement) dans cette toile de Nîmes (denim) pour répondre aux besoins des chercheurs d’or.
Se répandant petit à petit aux Etats-Unis, les GI font connaître aux européens ce pantalon infroissable et difficile à déchirer. Les jeunes européens se l’arrachent dans les surplus américains , l’identifiant aux mythe de la conquête de l’Ouest ou de James Dean.
Puis il se répand petit à petit , devenant cet élément essentiel de toute garde-robe que nous connaissons aujourd’hui.

Les matières et les types de jeans
Le jean d’origine est une toile de coton colorée à l’aide d’un pigment naturel bleu : l’indigo.
Mais il existe d’autres types de jeans plus ou moins courants :
-Jean stretch : des fibres élastiques (ex : élasthane) sont incorporées au coton, afin de rendre le jean élastique.
-Jean brut : le jean n’a pas été traité après coloration. La conséquence est que la couleur initiale indigo très profonde se délave au fur et à mesure des ports pour obtenir un délavage naturel (et non un délavage non naturel comme sur les jeans que l’on achète « délavé »).
-Jean waxed : le jean, après tissage, est recouvert d’une couche de cire pour lui donner un aspect brillant.
-Jean Selvage (self-edge) : jean tissé avec une ancienne technique de tissage (peu à peu abandonnée car moins rentable) lui donnant une solidité et une durabilité bien supérieures au tissage moderne.
-Jean overdyed (sur teint) : traitement permettant une coloration particulièrement intense des jeans bruts
-Jean bleached : aspect ultra délavé généralement par traitement aux enzymes de blanchiment et à la pierre ponce.

Les coupes
Il existe une foultitude de coupes de jeans. Les plus courantes :
-Coupe droite : comme son nom l’indique la ligne du pantalon suit la ligne de la jambe sans coller à celle-ci. La largeur aux cuisses équivaut à celle au bas du pantalon. (la largeur aux cheville est d’environ 21 cm pour les hommes).
-Coupe slim : coupe moulante, resserrée au niveau de la cheville. Ces jeans incorporent quasi-systématiquement de l’élasthane. (largeur aux chevilles : environ 14 cm pour les femmes, 17 pour les hommes).
-Coupe semi-slim : intermédiaire entre les deux précédentes, elle est moins resserrée aux chevilles (18,5 à 19 cm pour les hommes).
-Coupe Bootcut (ou évasée) : le jean s’élargit doucement à partir du genou jusqu’au bas (comme si l’on souhaitait mettre des bottes sous le jean)
-Baggy : coupe large dès la cuisse et s’élargissant très légèrement en arrivant aux pieds
-Pattes d’eph : Reprend les lignes du bootcut en s’élargissant très fortement à partir du genou et à l’avantage d’être très utile pour les soirées disco des Macumba et consorts… J


Quelques pistes pour choisir un jean
Il n’y a pas de jean parfait dans l’absolu, il n’y a que des jeans qui s’accordent à un style. Par contre il y a des jeans à éviter absolument. Medley de quelques erreurs à ne pas connaître.
-la hauteur. Comme dans tout, il faut de la mesure : ni trop haut, ni trop bas. Trop haut (niveau du nombril) vous aurez l’air d’avoir récupéré un jean de votre père datant du début des années 80 , ce qui vous donnera l’air coincé. Trop bas (haut de la ligne des fesses) vous êtes condamnés à ne pas vous accroupir sous peine de ressembler à :

Petit truc : votre jean doit tenir tout seul, sans ceinture et tomber naturellement à environ 6-8 cm sous le nombril
-la largeur aux cuisses. A moins de choisir d’arborer un style résolument street-wear, un jean trop large aux cuisses ne permet pas de dessiner la ligne de la jambe et n’affine pas la silhouette.
Petit truc : quand vous essayez un jean , pincez le jean au niveau des cuisses, il ne doit pas y avoir plus d’un à deux cm de surplus de tissu. D’autant que la toile se détend un peu avec les ports.
-La bonne longueur : si vous portez des baskets, le jean doit arriver à un cm du sol. Si vous portez des chaussures à talon, le jean doit arriver à la limite du talon. Si votre jean est trop long, vous allez marcher dessus et le bousiller en quelques semaines. Trop court vous ressemblez à Michael Jackson dans le clip « Black or White » (même sans chaussettes blanches…)

-la couleur/la trame. L’assurance tout risque est le jean bleu sombre, éventuellement brut (mais celui-ci s’éclaircit). Beaucoup moins courant sont les jeans gris, qui pourtant sont probablement les plus faciles à assortir.
Si vous optez pour un jean délavé, attention à la trame : si vous décelez une trame jaunâtre dans les zones délavées, c’est que celui-ci est de mauvaise qualité et qu’une teinture a été appliquée. Fuyez.
-votre morphologie. C’est triste à dire mais toutes les coupes ne vont pas à tout le monde. Si vous êtes grand, un slim donnera l’effet « grande tige » et ne sera pas seyant : privilégiez les semi-slim, voire coupe droite (un bootcut passera bien également). Si vous êtes petit, à l’inverse, évitez les coupes trop larges : ça noiera vos jambes et donnera un effet « court sur pattes ». Si vous êtes enrobés (ou comment dire…généreux aux endroits stratégiques), oubliez les coupes moulantes.
-la cassure : faites attention aux plis parfois très vilains que l’on voit sur le tibia. C’est généralement dû à deux raisons : 1)ourlet mal fait ; 2)toile de mauvaise qualité
-la pointe (l’endroit entre les cuisses où se rejoignent les parties de tissu de la face avant et de la face arrière). Pour une fille, la pointe doit être très proche de la peau (1 cm maxi). Pour les garçons, à moins de choisir volontairement un style streetwear avec pantalon très bas, là aussi la pointe ne doit pas se retrouver 15 cm sous la peau même si la tolérance est plus grande (3 à 5 cm passent bien).


L’entretien.
Comme pour tout vêtement, l’entretien est primordial.
Une excellente idée est de toujours respecter les recommandations de lavage des étiquettes données par le fabricant. Mais on peut faire mieux :
-laver toujours vos jeans à l’envers. Ainsi les frottements du tambour de la machine frottera la partie interne et la partie externe ne sera pas altérée.
-laver à 30 degrés maximum.
-Il existe des lessives spéciales pour jeans en grande surface. Privilégiez celles-ci. De même pour les jeans noirs, il existe des lessives spéciales pour linge foncé.
-Aussi choquant que ça puisse paraître, un jean ne se lave pas souvent. Pas besoin de le laver à chaque fois comme une chemise ou un T-shirt. Vous pouvez le porter une bonne vingtaine de fois avant de le laver (pour une utilisation normale, c'est-à-dire en l’absence d’activité au cours desquelles on transpire).
-Si vous optez pour un jean brut, il faut le porter 6 mois ( !!) avant de le laver afin qu’il acquiert un beau délavage (le lavage va partiellement fixer la teinte)
Par Julien - Publié dans : Mode Hommes
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 15:11
Rire, que serait-ce pour une pensée? Jouer, défaire les repères habituels, perdre à mesure ceux qu'elle tente de se constituer, découvrir que la vérité manque, décider que ce n'est pas terrifiant, continuer ainsi, s'amuser à inventer, persister à se désabuser, s'égayer de l'insondable profondeur de la betise, cesser de mépriser, courir courir courir, se laisser surprendre par ce qui advient, endurer sans grogner
de ne rien connaitre, ouvrir des parenthèses dans le temps, considérer les savoirs comme des curiosités exotiques, s'appliquer avec un infini sérieux à de petits riens, faire la guerre à l'ennui, la peur, l'hésitation, laisser de coté la mort et savoir qu'elle est là.  Bref, des choses assez
difficiles.

Roger-Pol Droit,
in "Un rire tranversant les siècles",
Le Monde des Livres, Le Monde,
15 mars 1996
Par Julien - Publié dans : Pensées pour moi-même
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 14:59
Un peu de tout, un peu de rien. Un peu de moi. Pensées pour moi-même. Un peu de cynisme. Peut-être trop. On verra.
Par Julien - Publié dans : Autres
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